postheadericon Objectif de l’école

CONNAITRE LE PASSE POUR PREPARER L’AVENIR


De 1840 à 1888 : les débuts.

L’histoire des Ecoles Catholiques en Tunisie est riche et ancienne : elle a commencé à Tunis avec Sœur Emilie de Vialar, Fondatrice des Sœurs de Saint Joseph.

 Dès le 19ème siècle, en octobre 1840, les Congrégations catholiques prennent place en Tunisie

  • les Frères des Ecoles Chrétiennes ;
  • les Frères Marianistes ;
  • les Soeurs et les Pères Blancs ;
  • les Soeurs et les Pères Salésiens de Don Bosco .
  • les Servantes du Seigneur de la Vierge de Matarà ;
  • les Sœurs Franciscaines d’Egypte ;
  • les Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie ;
  • les Sœurs Egyptiennes du Sacré Cœur ;
  • les Sœurs de Saint Joseph ;
  • les Sœurs du Saint Cœur de Marie ;

 

Les écoles s’implantent prioritairement dans les villes côtières, entre Bizerte et l’ile de Djerba, à Sousse, Monastir, Mahdia et Sfax ; puis en pénétrant dans l’arrière-pays jusqu’à Béja, Thibar et Zaghouan.

A titre d’exemple, en 1845, l’Abbé François Bourgade fonde la première école française de garçons à Tunis, dans le quartier Sidi Mourjani, habité par la bourgeoisie européenne de l’époque. Les portes de cet établissement étaient ouvertes à toutes les nationalités, cultures et confessions confondues pour y enseigner la langue française.

Souvent, c’est dans ces écoles que les jeunes Musulmans apprennent les premiers rituels des prières de l’Islam.

  1. 1889 – 1903.  Période du développement.

Ainsi en 1889, soit 6 ans après la création de l’Enseignement public le 6 mai 1883, on comptait, sur un total de 67 établissements primaires, 20 écoles congréganistes se répartissant en 13 écoles de filles et 7 écoles de garçons avec un total de 2442 élèves.

Durant ces dix années, la Tunisie vit une époque florissante dans l’enseignement et l’éducation.

Les écoles étaient pionnières dans l’instruction autant que dans l’éducation. Des enfants de toutes confessions, nationalités, milieux sociaux confondus, tous ont été formés aux valeurs de tolérance, de respect de la personnalité humaine, ainsi que de l’estime du prochain.

L’enseignement destiné aux classes sociales les plus aisées était payant, mais de nombreuses bourses étaient discrètement distribuées aux plus démunis.

  1. De 1904 à nos jours. La laïcisation.

Les premières années du vingtième siècle ont connu la période de laïcisation dont la loi française du 7 juillet 1904 sur la suppression de l’enseignement congréganiste.

L’autonomie législative tunisienne permit de laisser subsister les établissements existants tenus par les congrégations et la possibilité d’en ouvrir d’autres, sous condition d’autorisation par décret beylical.

Les établissements catholiques cohabitèrent, durant cette période, avec les écoles laïques.

Les enseignants des deux écoles, afin de remplir leur rôle d’instituteurs et d’éducateurs avaient créé « l’esprit d’école » (pour soigner l’intelligence et respecter l’âme ; fondé sur des valeurs de tolérance, d’amour, de liberté, de persévérance, d’attention, de force créatrice, solide pour l’équilibre de l’ensemble humain).

Les deux systèmes laïque et chrétien entrèrent en communion, chacun avec sa spécificité, dans une attitude bienveillante.

L’enseignement et la formation artisanale de cette époque étaient réservés aux plus démunis et aux analphabètes.

En 1932, à Tunis, l’école Jeanne d’Arc – fondée sans doute par l’Abbé Deschanet pour recevoir les filles de familles pauvres installées près de la paroisse – est actuellement sous la responsabilité de la Prélature.

En 1964, lors du Modus Vivendi – accord entre le Gouvernement tunisien et le Vatican – les 33 établissements catholiques furent autorisés à poursuivre leur activité d’Education.

En 1983, des enseignants tunisiens commencent à remplacer peu à peu les religieux et religieuses ou laïcs venant d’Europe. Ces enseignements s’organisaient ainsi :

v  deux écoles secondaires mixtes, l’une à Tunis, l’inter collège, l’autre à Bizerte ;

v  sept écoles primaires mixtes pour la plupart, trois à Tunis, une à Aïn Draham, une àla Manouba, une à Menzel Bourguiba et une à Sousse ;

v  six écoles professionnelles et pré professionnelles ;

v  six jardins d’enfants et crèches.

Il y a actuellement neufs établissements scolaires dont un collège, 7 écoles primaires, 2 jardins d’enfants et un centre de formation professionnelle, comme ci-dessous indiqué.

1)    Ecole Secondaire Libre, rue d’Algérie à Tunis, dirigée par Frère Bertrand Bougé, Marianiste.

2)   Ecole Privée Primaire « Halfaouine », rue Zaouïa Bekria à Tunis, dirigée par Sœur Thérèse Akhnoukh, Sœur Egyptienne du Sacré Cœur.

3)   Ecole Privée Primaire « Jeanne d’Arc », rue d’Angola à Tunis, dirigée par Mme Isabelle Broccoli.

4)   Jardin d’Enfants Privé « Nazareth », rue Houcine Bouzaïane à Tunis, dirigé par Sœur Nardine Stefanos, Sœur Egyptienne du Sacré Cœur.

5)   Jardin d’Enfants Privé, à Aïn Draham, dirigé par Sœur Soumaya Karakelle, Sœur Franciscaine de Marie.

6)   Ecole Primaire Privée et Jardin d’Enfants, à Bizerte, dirigé par Sœur Misericordia Rugoso, Sœur des Servantes du Seigneur de la Vierge de Matarà.

7)   Collège Privé de Filles et Jardin d’Enfants, à La Manouba, dirigé par Père Mario Mule Stagno, Salésien de Don Bosco.

8)   Jardin d’Enfants et Ecole Privée Primaire, à Menzel-Bourguiba, dirigé par Sœur Manisha Parmar, Sœur Salésienne de Don Bosco.

9)   Ecole primaire privée à Sousse, dirigé par Sœur Mahaba , Sœur Egyptienne du Sacré Cœur .

10) Cours Professionnel à Sousse, dirigé par Sœur Bakhita Bichay, Soeur Egyptienne du Sacré Cœur.

 

 

                 II.      Aujourd’hui, pour demain, un nouveau projet :

INTRODUCTION AU PROJET EDUCATIF

 

« La Tunisie appartient au monde arabe, plus précisément au Maghreb, mais aussi au monde méditerranéen. Grâce à la succession des splendides civilisations qui se sont croisées ici, il s’est créé au cours de l’histoire un réseau de rapports qui ont marqué le pays. Aujourd’hui encore, la Tunisie joue un rôle important dans la coopération et dans les échanges qui se sont développés dans la région. »

Extrait du discours du Pape Jean-Paul II aux Représentants des Autorités Tunisiennes, le 14 avril 1996 à Carthage.

Tout au long de son histoire en terre tunisienne, l’Eglise participe à l’évolution de la société tunisienne, parfois sous forme de coopération, à d’autres moments sous forme de tensions.

Au début du XXème siècle, avec un durcissement de la politique anticléricale alors que les autorités françaises poussent à la fermeture de certaines écoles dans le cadre de leur politique d’opposition à l’Eglise, les tribunaux et le pouvoir central interviennent dans la plupart des cas pour modérer ces décisions.

Ces mêmes autorités finirent par reconnaître le rôle sociopolitique des écoles qui ont pu servir de rempart contre les effets de l’idéologie fasciste naissante.

Plus récemment, nos écoles se sont adaptées au contexte sociopolitique, suite à la suppression du Conseil National des Ecoles Privées dont elles faisaient partie, pour adhérer à l’UTICA – Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat.

Au cours de ces dernières années, il a fallu malheureusement fermer les écoles professionnelles à caractère social et caritatif par manque de personnel religieux et parce qu’elles ne répondaient plus aux normes dictées par le gouvernement.

Aujourd’hui, le défi actuel se situe à plusieurs niveaux.

a)   continuer à être le trait d’union entre le passé et le futur ;

b)   répondre à l’évolution de la société tunisienne entre la tradition et la modernité ;

c)   rendre aux parents la confiance qu’ils nous témoignent, en continuant à innover et à proposer un enseignement de qualité.

« Forts de cette espérance qui nous fait refuser le fatalisme et croire en l’avenir de chaque élève et de toute personne, soyons ensemble pionniers à l’aurore de nouveaux commencements. » Paul Malartre.

 III.      LES INTENTIONS

Nous avons foi en l’importance du rôle éducatif dont les écoles sont investies, en plus de leur fonction didactique.

Nous souhaitons participer à la consolidation de l’esprit citoyen de nos élèves, dans tous les cycles d’enseignement et au travers des diverses disciplines d’enseignement.

Nous avons à cœur de contribuer à donner au jeune les instruments pour construire son identité – dans toutes ses dimensions – dans un monde en évolution. Les générations successives de filles et de garçons sont la richesse indispensable pour construire la Tunisie de demain. Cet avenir reste, pour une large part, tributaire de l’éducation que nous transmettons à nos jeunes pour qu’ils puissent s’imprégner de l’histoire de la culture du pays.

Nous nous engageons à respecter la personne humaine dans sa diversité, au travers des valeurs de la Prélature dans chaque établissement scolaire et à respecter les règles qui régissent l’enseignement en Tunisie, déterminant les droits et les devoirs de chacun.

Nous affirmons que tout être est en devenir : à ce titre, nous devons proposer une formation de qualité qui aide chacun à s’intégrer dans le projet pour le bien des enfants qui nous sont confiés.

Nous croyons à l’esprit de collaboration, d’entraide et de solidarité, tout en restant en quête d’un certain seuil de vérité. Ce sont les valeurs clés des écoles de la Prélature pour réaliser leur mission d’éducation et de formation de la jeunesse tunisienne.